Epave

Lorsque j’étais jeune étudiant, son attitude, irritable, asociale, sardonique, soupe au lait m’amusait. Mais on ne badinait pas avec elle. Elle faisait son cours, nous écoutions et basta. En TD, nous faisions notre exposé, elle nous donnait une donne, nous critiquait (jamais méchamment), et basta.

Plus de dix ans plus tard, j’ai retrouvé cette enseignante. Elle a franchi la porte, et je l’ai retrouvé presque intacte, après plus de dix ans  : anorexique, dépressive. Elle semble l’avoir toujours été. Elle cache sa maigreur sous d’épais manteaux, mais elle n’a jamais été une piètre chercheuse. Après tout, elle a été l’étudiante d’un des plus grands historien militaire de son époque de prédilection. Plus jeune, son attitude, me faisait pensait à un sketch d’Elie Kakou : l’attachée de presse, l’ancienne claudette…

Pourtant, il n’y a pas de quoi rire. Son état de santé empire. Lors de notre entretien, j’ai pu constater une difficulté à coordonner ses gestes, avec quelques bouffées de rire sur ses maladresses.  Heureusement, son esprit reste vif, mais avec quelques égarements.

Si j’écris ces lignes, c’est que son image m’obsède, et , en tout cas inquiet, pour elle. Je la connais si peu, et son état m’alarme. Elle a pourtant un mari, et d’après ce que j’ai compris, un chien. Je ne sais pas faire grand chose. Je lui ai dit en la congédiant que je restais “disponible” pour le cours de son affaire. Et c’est tout. Nothing else.

Qu’aurais je pu dire de plus ? Si j’avais tenté une phrase du genre “Est-ce que ça va ?”, elle m’aurait envoyé un uppercut verbal digne de Mike Tyson, comme elle le fait lorsqu’elle se sent agressée.  En la laissant, me vint à l’esprit les côtes de l’île du Giglio et ce paquebot montrant son flanc aux flots de la mer Tyrrhénienne.

Épave. Voilà le mot qui me vint en tête.

Megaupload : résurgence de l’Etat comme acteur ?

On le croyait mort, terrassé par le mercantilisme et la mondialisation. Le voilà qu’il donne encore des signes de vigueur, l’Etat américain !

Depuis le début des années 2000, de nombreuses cassandres, comme le sociologue Ulrich Beck [1] annoncent la mort des Etats-nations comme acteurs décisifs d’une économie mondialisée. Episodiquement, celui-ci se réveille, et focalise l’attention des internautes, des journalistes, des observateurs.

Le site de téléchargement en ligne Megaupload vient de fermer et ses dirigeants arrêtés par le FBI. Les autorités n’ont pas autorisés les lois anti-piratage en vigueur aux Etats-Unis, mais… un arsenal juridique datant de 1962  le RICO (Racketeer Influenced and Corrupt Organizations Act), qui correspond grosso modo à une association de malfaiteurs. Outre que les dirigeants de Megaupload soient effectivement poursuivis pour violation de droit d’auteur, le fait est que les lois actuellement en vigueur, n’ont pas besoin de nouvelles dispositions pour permettre l’arrestation des instigateurs de sites contrevenant à la loi. L’Etat peut donc encore se baser sur des dispositifs traditionnels pour faire stopper les sites de téléchargements illégaux.  Megaupload pâtit de son fonctionnement opaque. De plus, Megaupload proposait des abonnements licites pour des téléchargements illicites. Il y avait donc contradiction, et les geeks comme les Anonymous devraient le voir, entre le partage libre et désintéressé de ressources, et l’enrichissement frauduleux de quelques uns sur le dos des autres.

Dans les faits, la fermeture de Megaupload est un coup d’épée dans l’eau puisque telle une hydre, un autre site prendre le relais et les téléchargements reprendront de plus belle, mais comme je le lis chez Romain ou chez Samuel, l’arrêt de ce site pourrait être une chance pour le Web et pour les artistes. On peut espérer une prise de conscience des industriels et FA, au modèle économique périmé,  pour proposer une offre légale de téléchargement bon marché et répartissant équitablement les bénéfices entre producteurs,  diffuseurs, maisons de disque et surtout  artistes.

Comme l’indique mon titre, j’ai été surpris que l’Etat puisse redevenir un acteur crédible dans la donne du Web. Du moins, le politique Le SOPA, est en train d’être discuté au Congrès américain. SI le FBI montre ses muscles, c’est pour montrer que l’Etat comme agent régulateur a aussi  son mot à dire, et qu’il n’est pas que passif, submergé  La transnationalité et la dématérialisation du Net ne doit pas faire oublier que ce sont des hommes qui font fonctionner des machines, l’irruption de l’Etat montre qu’en tant qu’acteurs, les Etats peuvent et doivent remplir un rôle d’arbitre, de médiation, mais aussi de garant de l’intérêt commun.

Malgré tout, il ne faut pas être naïf : les lobbies industriels, les fournisseurs d’accès, ne connaissant ni frontières ni barrière  parce qu’ils ont des intérêts en jeu et un portefeuille fourni pouvant alimenter les caisses des Etats sont des acteurs puissants susceptibles de modifier en leur faveur les législations nationales par un travail d’influences. Le FBI a sans doute agi sur pression des groupements industriels sur les autorités de Washington.

Les Etats eux-mêmes n’ont sans doute jamais réfléchi ou pensé la révolution numérique dans les usages comme dans les business plan, car le piratage et les nouveaux modes de consommation lui font perdre des taxes : télécharger un CD pour 10 euro est moins cher que de l’acheter à la Fnac pour 22 euro.

Les Etats nationaux auraient donc tout à gagner à écouter les acteurs du Web, et leurs usagers, et à anticiper les usages et garantir une éthique plutôt que de prohiber et de fermer. Si le Parlement en France a timidement commencé à réfléchir sur ces sujets, l’action des lobbies n’a jamais été aussi forte dans les couloirs du Palais Bourbon et du Luxembourg.

_______

[1] Pouvoir et contre-pouvoir à l’heure de la mondialisation (traduction française, 2003, Garnier Flammarion. ed. originale 2001)

Pierre Goubert (1915-2012)

Les politiques ont un Panthéon, les historiens eux ont un Olympe où siègent Marc Bloch, Fernand Braudel, François Furet, Victor Duruy, et bien d’autres. Pierre Goubert les a rejoints, puisqu’il décéda le 16 janvier 2012.

Pierre Goubert eut une carrière d’historien exemplaire. Né à Saumur le 25 janvier 1912 dans un milieu modeste, son père est jardinier, il intègre en 1935 l’Ecole normale supérieur de Saint Cloud. Auparavant, il avait intégré en 1931 l’Ecole normal des instituteurs d’Angers. A l’ENS, il suit les cours de Marc Bloch, ce qui l’oriente décisivement vers l’Histoire. En 1937, il enseigne la discipline à l’Ecole normale de Périgueux. Mobilisé pendant la guerre, il enseigne pendant l’occupation à Pithiviers et à Beauvais. A la Libération, il reprend ses études : baccalauréat, licence, agrégation puis soutient avec succès sa thèse sur Beauvais et le Beauvaisis de 1600 à 1730 en 1960, qui met en valeur l’enseignement de l’Ecole des Annales de Bloch et Febvre appliqué aux études régiokanes,  mais aussi une prédilection pour la démographie historique. Parallèlement, en 1951, il intègre le CNRS puis l’Ecole Pratique des Hautes Etudes en 1956. Il enseigne ensuite à Paris X Nanterre puis à la Sorbonne. Il enseigna aussi à l’étranger, aux Etats-Unis,  à Madagascar dans les années 70, dont il garda un souvenir ému.

Après sa thèse-phare sur Beauvais, Pierre Goubert publia des ouvrages de références sur l’Ancien régime, plus particulièrement sur le Grand Siècle et la royaume de France. Louis XIV et vingt millions de Français en 1966 fut l’ouvrage qui dépoussiéra les études dix-septièmistes sur la France en montrant ce siècle comme le “siècle de fer’ marqué par les maladies, les guerres et les épisodes climatiques calamiteux. Il entreprend une vaste étude démographique à partir des registres paroissiaux, des inventaires après décès, des archives hospitalières. Goubert porta un jugement sans complaisance sur le Roi-Soleil, qui fit souffrir son peuple par ses guerres incessantes.  Il essaya toutefois d’atténuer ce portrait accablant par Le siècle de Louis XIV en 1996.  Il publia aussi un ouvrage de synthèse publié en 2 tomes entre 1969 et 1973, L’Ancien régime sur la France du XVIe au XVIIIe siècle. Il rendit aussi hommage au milieu modeste d’où il vint avec La Vie quotidienne dans les campagnes françaises au XVIIe siècle en 1962.  Enfin, en 1990, il publia une biographie de référence sur le Cardinal Mazarin. Il prit sa retraite au cours des années 90.

Pour l’étudiant que je fus, et que je suis encore un peu, Pierre Goubert fut pour moi un modèle : un historien honnête et modeste, mais qui sut renouveler tout un pan des études historiques, et modifier la vision de notre discipline sur plusieurs points. J’ai passé de nombreuses heures à préparer des concours en lisant ses oeuvres phares. J’ai surtout lu les écrits d’un historien qui dé-monumentalisa tout un siècle, et contribua a faire de l’histoire une science s’intéressant à la longue durée et aux structures mentales et sociales. Goubert me donna le goût du Grand Siècle, une période aussi éclatante intellectuellement que misérable pour l’écrasante majorité de ses contemporains.

L’Académie des coups de poing

En feuilletant le catalogue des éditions de l’ENS, j’ai été surpris de trouver un livre que je brûle d’envie de lire  Le Café. 1764-1766., textes réunis par Raymond Abbrugiati, publiés en 1997.

Dans les années 1760, de jeunes intellectuels milanais se réunissent au sein d’un club, l’Académie des coups de poing fondée par Pietro et Alessandro Verri, Cesare Beccaria (le futur auteur des délits et des peines) et d’autres aristocrates et bourgeois souhaitant converser ensemble.

Antonio Perego, L'Accademia dei pugni (Collezione Sormani Andreani)

Le club n’a évidemment rien de violent. On y cause philosophie, mais aussi littérature, histoire, économie…  L’Académie a davantage l’allure d’un salon, où l’on discute de façon informelle de sujets d’actualité ou de fonds.

L’Académie publia sa revue : “Il Caffè” entre 1764 et 1766. Abbrugiati propose un traduction de textes extraits du journal.  La revue périclite en même temps que l’Académie.

Le nom de l’Académie m’a fait rire. Dans tout le mouvement académique de l’Europe des XVIIe et des XVIIIe siècles, on a là un des noms les plus curieux !  Pourtant, la pugnacité du sobriquet n’est pas anodine. Il s’agissait de combattre les préjugés de la bonne société milanaise, et Pietro Verri s’avère être un homme qui ne lache pas prise dans l’art d’avoir raison et vantant le gai savoir.

L’Académie se réunissait chez Pietro Verri. Elle faisait office de salon de lecture. On y lisait bien entendu des oeuvres françaises, comme Montesquieu et ses Lettres Persanes, Condillac, la préface de l‘Encyclopédie, Voltaire,  Rousseau, Fontenelle, Raynal,  mais aussi Hume, Helvétius, Burlamaqui, Algarotti….

Je ne peux m’empêcher de penser que les Académiciens du coup de poing seraient aujourd’hui beaucoup plus proche d’une interprétation littérale. Je vois bien deux contradicteurs s’opposer… à coups de poing. Une sorte de Fight club intello. J’imagine les candidats se mettant un gnon entre deux arguments, le tout arbitré par un journaliste débordé. La campagne présidentielle avançant, on en n’est pas très loin…

Michel Foucault : une parole méticuleuse

Je lis actuellement Les mots et les choses de Michel Foucault, ouvrage paru en 1966. Je m’intéresse particulièrement au chapitre “échanger”. Réfléchissant à la nature d’un réseau intellectuel au XVIIe siècle, je m’interroge sur la notion l’échange, et en particulier sur celle de don et contre-don si manifeste sous l’Ancien Régime, puisqu’elle traverse la société et forge ainsi toutes les solidarités hiérarchiques héritées du féodalisme et encore présentes au Grand Siècle.

Sur You Tube, j’ai trouvé une vidéo de Foucault introduisant son ouvrage. Le sous titre de son livre  est  Une archéologie des sciences humaines. Foucault voulait disséquer notre société contemporaine comme Montesquieu faisait pérorer son Persan sur la société louis-quatorzienne.

Plus que du contenu de l’entrevue d’un bon quart d’heure que Foucault accorde à la télévision, j’ai été frappé par la prestance du philosophe. J’avais déjà pu entendre Foucault dans divers documents d’archives présentés à la Bibliothèque municipale de Lyon en 2009 lors d’une exposition “Archives de l’infamie”.

La parole et la gestuelle de Foucault sont en accord avec sa personnalité. La précision du discours se traduit dans une volonté d’illustration qui passe aussi par le geste,. On oublie trop souvent que le corps et le geste sont un vecteur de transmission des idées.  Marcel Jousse avait tenté de retracer une anthropologie du geste, où il étudiait les rapports du geste avec les mécanismes de la connaissance Chez Foucault.

La voix est un instrument. Aujourd’hui, les enseignants, dans l’enseignement supérieur du moins, paraissent avoir oublié que l’éloquence est aussi un moyen de faciliter la transmission du savoir. Pour l’édification, les prêtres avaient naguère tout un arsenal de gestes, et d’intonations leur permettant d’insister sur tel point de leur argumentaire, pour mieux édifier.

Chez Foucault, on retrouve quelque peu cet investissement du geste et de la parole. On y voit aussi cette prestance discursive  nerveuse, contenue, précise, jamais pompeuse mais limpide, du philosophe, que j’aimerais tellement posséder…

Grandes manoeuvres universitaires

L’université Lyon 3 est entrée en campagne électorale pour élire ses conseils centraux, et surtout son conseil d’administration, lequel élira dans la foulée un nouveau président pour l’établissement.

 Le président sortant, M. Fulchiron a décidé de ne pas se représenter après une période où il entretint le suspense. Finalement, il avertit l’ensemble des personnels de l’université par un mél envoyé en interne, dans le courant du mois de décembre.

Dans l’ensemble, l’action du président Fulchiron est plutôt mitigée. Son grand succès reste l’assainissement et la normalisation de l’image de l’université Lyon 3. L’étiquette de “fac facho” ne correspond plus à l’établissement, attractif, puisqu’il gagne environ 2000 étudiants par an. On peut cependant regretter que Bruno Gollnisch ait repris ses cours après une suspension de cinq ans.  Le corps professoral s’est rajeuni, les électrons libres (Lugan, Allard)  ou pertubateurs sont presque tous partis à la retraite sous son mandat.

En interne, M. Fulchiron a mis un terme aux filouteries et magouilles de l’équipe sortante de M. Lavorel, dirigée en sous main par Gilles Guyot ( Ca fait très conspirationniste, je sais.). Lyon 3 n’a pas connu d’affaires mettant en cause l’équipe dirigeante sous son mandat. Cependant, il n’est pas exempt de critiques : la volonté de ne pas faire trop de vague, de prendre des décisions tranchées lui a attiré bien des inimitiés, y compris au sein de l’équipe dirigeant à ses cotés. Pire, M. Fulchiron traine aussi ses casseroles, donc un procès aux prud’hommes intenté par l’ancienne Directrice générale des services de l’établissement, Mme  Michel, que la presse locale ébruita.

M. Fulchiron a également mis en place la Loi Pécresse pour l’université. L’université fut ainsi une des premières en France à appliquer la LRU et à passer aux Responsabilités et compétences élargies. Malheureusement, cette réforme stupide a subi des effets dévastateurs sur le budget universitaire, déficitaire. De nombreuses heures de cours ont été supprimées, les investissements réduits, et la masse salariale gérée au plus près. M. Fulchiron a également posé les bases de la fusions entre universités lyonnaises, qui interviendra dans un futur proche.

On s’active à Lyon 3 pour établir les listes électorales du conseil d’administration. Deux “blocs” semblent entrer en concurrence : celle “autonome” dans la ligne des anciens présidents Lavorel et Guyot, a encore la sympathie de nombreux enseignants et administratifs, bien que la politique de M. Fulchiron pendant son mandat se soit opposée à la gouvernance opaque de ses prédecesseurs. La liste autonomes pourrait aussi réussir à attirer un groupe d’enseignants d’extrême-droite. Aux autonomes et aux listes de Droite s’opposent un bloc “de gauche” regroupant les enseignants et administratifs et mobilisant les deux syndicats majoritaires chez les enseignants et personnels administratifs. La SGEN mène des tractations avec la FSU pour fusionner les listes. Bien que certains objectifs entre la SGEN et la FSU soient divergents, il se pourrait que l’alliance syndicale puisse mobiliser au-delà de leur base et rassembler les enseignants et administratifs souhaitant un véritable changement de gouvernance lors des prochaines années. Et ils sont nombreux. M. Comby pourrait à la fois fédérer les enseignants “centristes” et les enseignants gauchisants de l’université. Comme je l’ai écrit, le renouvellement du personnel enseignant n’est guère en faveur de la ligne magouillocrate conservatrice qui géra l’université avant M. Fulchiron.  Les listes doivent être déposées avant la fin du mois de janvier.

Les différents acteurs s’activent donc en négociations et en séduction pour amadouer les uns et les autres et obtenir une majorité au Conseil. La liste dit de gauche aurait trouvé son candidat pour accéder au poste de président. Il s’agirait de M. Jacques Comby, vice-président de la Recherche, et professeur en géographie. Quant aux autonomes, aucun nom n’est actuellement cité. Une alliance entre M. Comby et la liste SGEN est probable. Ainsi, si M. Comby est élu, sa ligne politique serait  dans une certaine continuité de la politique de M. Fulchiron.

Il est très probable que la prochaine présidence soit la dernière de Lyon 3. La fusion des trois universités lyonnaises est en marche, et elle n’est pas en faveur de Lyon 3, ni de Lyon 2 qui est aussi en campagne électorale (le retour de l’ancien président Puech est probable). Le risque serait de voir les deux établissements de Sciences humaines et sociales se faire cannibaliser par Lyon 1, la plus riche et la plus grosse des trois universités lyonnaises. Les enjeux sont importants, et le personnel administratif pourrait pâtir d’une fusion qui se ferait en faveur de Lyon 1. Dans les faits, les intérêts de Lyon 3 ne sont pas ceux des scientifiques de Lyon 1. Il faudra donc établir un rapport de force favorable et éviter une dislocation totale des compétences de l’université dans une seule entité très hétérogène et d’une gouvernance qui s’annonce compliquée. Le prochain président devra aussi arbitrer sur les investissements et les budgets entre composantes pour retrouver un budget excédentaire, sans pénaliser les investissements indispensables à tout établissement d’enseignement supérieur. Enfin, l’université s’agrandira sur le site de l’ancienne prison Montluc, et installera l’IUT ainsi que la MILC (Maison Internationale des Langues et Cultures) sur le site de l’ancien hôpital Saint Joseph, aujourd’hui un vaste parking, entre la rue Pasteur et la rue Raulin.

 Il y aura des choix douloureux à faire, mais l’ensemble des personnels de Lyon 3 est demandeuse d’une présidence forte qui sait faire des choix aux moments opportuns.

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